BALIMAYA



PRESENTATION

Dans les langues mandingues d’Afrique de l’Ouest, Balimaya signifie “parenté”, “fraternité”. C’est cette idée de famille au sens large, d’amitié, de solidarité, que j’ai voulu exprimer dans ce disque – une “famille” réunie autour du duo de percussions que je forme avec Ibrahima Diabaté, mêlant djembé, dundun et batterie. Notre collaboration a débuté en 1994 à Bamako et s’est poursuivie à Paris. Elle nous a permis de développer ensemble une façon de combiner les jeux un peu « tout terrain », dans un éventail allant du style formaté des cérémonies traditionnelles à l’improvisation la plus libre. Inspirée par ma pratique du jazz et de l’improvisation, elle prend aujourd’hui une nouvelle direction.
L’album Balimaya se nourrit de rythmes mandingues joués pour la danse. Ils ne sont pas repris dans leur format originel mais demeurent néanmoins une source d’inspiration, pour créer une musique où les voix s’entrecroisent. Basse, saxophone, vibraphone et marimba se joignent à cette famille, dans des compositions pensées comme des jeux, variant grooves, timbres, dynamiques, ouvrant la voie à l’improvisation.

Julien André

MUSICIENS

Julien André (compositions, djembé, batterie) :
Il débute la musique par l’étude des percussions mandingues en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée. Il se produit ensuite aux côtés d’Adama Dramé, de Koungbana Condé, d’Ibrahima Sarr. Il s’exprime également à la batterie et collabore avec François Jeanneau, Emmanuel Bex, Lydia Domancich, Franck Tortiller. Parallèlement, il mène un travail de recherche comme ethnomusicologue (CNRS- MNHN) et enseigne aux conservatoires de Cergy-Pontoise, Boulogne-Billancourt et au PSPBB.


Ibrahima Diabaté (dundun, tama, ngoni) :
Il est le cadet d’une famille de griots des plus anciennes et réputées du Mali. Il fut soliste du Ballet national du Mali et demeure l’accompagnateur privilégié de nombreuses cantatrices de son pays d’origine (Kandia Kouyaté, Tata Bambo, Mah Damba…). Il participe à de nombreuses fusions mêlant jazz et musiques africaines (Jafricazz, Oratorio mandingue, Impérial Pulsar). Il est également formateur à la Philharmonie de Paris.


Felipe Cabrera (basse) :
Bassiste et compositeur cubain, il perpétue la longue tradition du latin jazz. Après des études de musique classique à l’Instituto Superior de Arte de La Havane, il rejoint le pianiste Gonzalo Rubalcaba pour une collaboration qui durera quatorze ans au cours desquels ils enregistrent huit albums. Il a également enregistré et joué avec des musiciens tels que Herbie Hancock, Wayne Shorter, Omar Sosa ou bien Charlie Haden.


Boris Blanchet (saxophones) :
Il obtient le premier prix comme soliste puis le deuxième prix de groupe au Concours de Jazz de La Défense, puis le premier prix au Concours de Jazz de Tours. Il a joué dans l’Orchestre National de Jazz de Laurent Cugny ainsi qu’avec Archie Shepp, David Murray, André Ceccarelli, Manuel Rocheman, Alain Jean- Marie, Baptiste Trotignon et fait partie du quartet de Simon Goubert.


Vincent Limouzin (vibraphone) :
Formé au Conservatoire National Supérieur Musique de Paris, il obtient son prix en percussion en 1983. Il étend son rayon d’action de la musique contemporaine, aux musiques métisses actuelles, écrites et improvisées. Il intègre l’Orchestre National de Jazz pendant six ans sous les directions successives de Claude Barthélémy et Franck Tortiller, puis l’ensemble de musique contemporaine 2E2M. Il a participé à un grand nombre de projets (Luc Le Masne, Thierry Mineau, ensembles Terra Nova, Steel band Pan à paname, Fred Galliano Electronic Sextet…).


VIDEOS


PHOTOS


Avec Buda Musique

Crédits photos : Elle Dud Visuals
Artwork : Sarah Loulendo


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